Les gens dans l’enveloppe – Isabelle Monnin

Aujourd’hui, ce n’est pas de couture que je vais parler, mais de lecture. Une de mes « résolutions » 2017 était de lire plus de romans. Je prends le train pour me rendre au travail, le trajet dure 20 minutes et au lieu de les passer les yeux vissés à mon téléphone, pourquoi ne pas les utiliser pour la lecture?!

J’ai toujours été une grosse lectrice, depuis toute petite où j’empruntais 5 livres toutes les deux semaines à la bibliothèque de ma ville jusqu’à il y a quelques années et l’apparition des smartphones et les blogs, réseaux sociaux et applications d’informations disponibles en direct de mon lit!!

Bref, depuis le mois de janvier donc, je me suis mise à lire dans les transports en commun et je me suis dit que ça pouvait être sympa de partager ici quelques unes de mes lectures quand il s’agira une belle découverte pour moi 🙂

J’ai donc commencé il y a deux semaines environ « Les gens dans l’enveloppe » d’Isabelle Monnin. Ce livre m’a été offert il y a un an et demi, mais je n’avais pas encore pris le temps de le lire.

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La quatrième de couverture nous dit :

« En juin 2012, j’achète à un brocanteur sur Internet un lot de 250 photographies d’une famille dont je ne sais rien. Les photos m’arrivent dans une grosse enveloppe blanche quelques jours plus tard. Dans l’enveloppe, il y a des gens, à la banalité familière, bouleversante. Je décide de les inventer puis de partir à leur recherche.

Un soir, je montre l’enveloppe à Alex. Il dit : « On pourrait aussi en faire des chansons, ce serait bien. » 

Les gens dans l’enveloppe, un roman, une enquête, des chansons. »

Le livre se découpe en deux parties donc et est accompagné d’un CD.

La première partie est un roman, une fiction. L’auteur s’est inspiré des photos pour inventer une vie à ces personnes dont elle ne savait rien. Elle s’est centrée sur 3 personnes, 3 générations, la petite fille, sa mère et sa grand-mère. Sans trop en dévoiler, il s’agit d’une histoire d’abandon et de quête. La petite fille d’abord est en quête de réponses à ses interrogations, en quête d’une explication. La mère ensuite est en quête d’un sens à donner à sa vie et l’on finit par la grand-mère en quête de paix, de retrouver ses êtres chers et aimés.

J’avoue que j’ai mis un peu de temps à « entrer » dans l’histoire, surtout à cause du style d’écriture de l’auteur, elle fait des phrases alambiquées, poétiques, imagées…Je ne sais pas trop comment expliquer cela mais d’habitude je préfère l’écriture « crue » comme on parle en fait.

« Personne ne sait le chagrin qui chemine en moi. Il a creusé des grottes souterraines et chanté des échos noirs à faire frémir la ronde des fantômes. Son flux érode toutes mes fondations, mes piliers grignotés et mes poésies d’orphelinat. »

Mais petit à petit, je me suis prise au jeu, et surtout j’étais curieuse de connaitre la « vraie » vie des gens.

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La seconde partie est présentée comme un journal tenu par l’auteur, le journal de son enquête. D’abord, elle explique comment elle s’y est prise pour retrouver le village d’origine, puis le nom de famille, la famille et enfin les personnes apparaissant sur les photos.

Ce qui est troublant, c’est qu’il y a des similitudes entre la fiction et la réalité, des thématiques communes entre la vie inventée par l’auteur et la vie vécue par ces personnes comme l’abandon (mais pas celui qu’on croit), l’eau qui est très présente dans les deux parties du livre et même les prénoms!

L’auteur exprime également dans son journal ce qu’elle ressent, ses craintes, ses joies et lorsque l’enquête est finie, la nostalgie déjà, l’attachement à ces personn(ag)es.

« On ne raconte pas à tout le monde les moments d’intimité. S’il faut vraiment en dire quelque chose, on choisit des mots aux épaules assez larges, des mots gardes du corps. On dit Chaleur Emotion Chance Joie Affection, c’est dire les choses sans les dire, c’est les transformer directement en souvenirs. En les formulant, on les termine. On espère qu’ils ne faneront pas trop vite. […] Nous partageons cela : la nostalgie immédiate de ce qui est vécu. La joie mélancolique de vivre. »

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Le livre est accompagné d’un CD, c’est Alex Beaupain qui a mis en musique cette histoire, il y a donc des chansons originales interprétées par des chanteurs qui jouent les personnages et des reprises.

Au fil de ma lecture, je me suis vraiment attachée à tous les personnages, ainsi qu’à l’auteur qui fait partie intégrante de l’histoire. J’ai même été émue aux larmes par certains passages, que ce soit dans la partie romancée ou dans la seconde partie.

Cela m’a rappelé quand, il y a quelques années, j’achetais sur des brocantes ou à la Vieille Bourse à Lille, des cartes postales anciennes. J’aimais lire les petits mots que s’envoyaient des proches, des frères et soeurs, des enfants à leur parents, des amoureux… Parfois, il s’agissait juste d’une carte postale envoyée d’un lieu de vacances, le fameux « un petit bonjour de XXX où nous passons de bonnes vacances, etc », parfois et surtout quand il s’agissait de cartes plus anciennes, cela pouvait être des mots d’amour et c’était bien celles-ci mes préférées!

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